L'étude des troubles mentaux remonte à l'antiquité, on leur prêtait des conceptions magiques, qui perdurent depuis lors dans certains milieux. L'apparition d'outils et de méthodes scientifiques a cependant remis en cause ces conceptions, amenant à considérer les troubles mentaux comme des maladies et à tenter de les décrire/classifier pour mieux les diagnostiquer et les soigner.
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Bref aperçu historique
Les premières conceptions de la psychopathologie était d'ordre magique et sont toujours présentes : on identifiait des symptômes, décrits de manière parfois peu précise, et l'on y associait une origine souvent externe, comme la présence d'un démon ayant pris le corps comme habitacle. Les traitements n'étaient pas forcément plus réfléchis, mais certaines bonnes idées ont perduré.
Les conceptions se rapportant à la philosophie et la médecine de l'antiquité grecque ont servi de modèle à l'étude des maladies mentales pendant longtemps. De 460 à 375 avant Jésus-Christ, Hippocrate, l'un des premiers à renier les conceptions magiques de la maladie, proposa l'idée d'une médecine à caractère scientifique.
Obscurantisme et Renaissance
Le Moyen Age voit quant à lui, ,en rapport avec la prédominance des religions, un retour aux hypothèses externes comme facteurs explicatifs. Le souci d'observation et de rationalisation, s'aidant de la philosophie, s'efface progressivement, pour réapparaître au 14ème siècle, surtout grâce aux traductions systématiques du grec à l'arabe, puis au latin. La renaissance voit de nombreux philosophes remettre en cause les conceptions religieuses.
Est considéré comme le père fondateur de la psychopathologie clinique, Philippe Pinel (1745-1824). Nommé médecin-chef à l'hôpital Bicêtre de Paris en 1793, très imprégné des idées médico-philosophiques, il est un des premiers à considérer les malades mentaux comme des sujets à part entière, souffrant. Il est également un des premiers à proposer la description d'un grand nombre de maladie mentales au sein d'un traité publié en 1800.
Son élève Jean Esquirol sera l'un des premiers à introduire une notion de traitement, notamment moral, de ce qu'on appelait à l'époque, les aliénés. La construction de centaines d'édifices spécialisés dans le traitement des troubles mentaux marque la naissance de la psychiatrie en tant que discipline à part entière, dont la psychopathologie se démarquera à son tour un peu plus tard.
Diagnostique et réflexions autour de la psychopathologie clinique
Décrire et classer les troubles mentaux suppose que l'on s'accorde sur la question du diagnostique psychopathologique. La question est complexe car différente de celle de la médecine somatique classique, dans le sens où Il n'existe aucun examen précis permettant de poser avec certitude un diagnostique psychopathologique : celui-ci ne sera posé qu'en regard d'un faisceau d'indices tenant compte par exemple de l'âge, du contexte d'apparition des premiers symptômes et de l'existence d'un événement déclenchant...
Un moyen de décrire l'ensemble des syndromes et de regarder les symptômes le plus souvent associés, déterminer ceux qui sont exclusifs et ceux qui sont nécessaires, avec une aide de nature statistique. C'est en 1952 qu'apparaît la 1ère classification internationale. Les plus utilisées de nos jours sont le DSM-IV et le CIM-10.
Classification
- Le DSM-IV (diagnostic and statistical manual of mental disorder) réalisé par l'Association Américaine de Psychiatrie (l'APA ; le DSM-IV est la 5ème version). Ce manuel avait pour ambition de résoudre les difficultés à poser un diagnostique. Il est fondé sur 4 principes :
1/ un athéorisme et un souci d'objectivité ;
2/ l'utilisation du concept de Trouble mental, et non Maladie
3/ un système multiaxial ; des critères polythétiques (symptômes non-obligatoires mais souvent présents) et
4/des critères monothétiques (obligatoires pour poser le diagnostique).
- Le CIM-10 (ou ICD : classification internationale des maladies), crée par l'OMS ; c'est la 10ème version.
Source : Connaissances générales
Commentaires
Vous avez parler de 4 principes qui fondent le DSMIV. mais dans le texte on ne voit que 3 principes. merci de compléter le texte.
le 3/ regroupe les deux principes suivants : les critères obligatoires qui permettent de différencier un trouble d'un autre ou une tendance d'un trouble, et des critères que l'on peut rencontrer en comorbidité avec le trouble, certains sont réguliers. Par exemple, des symptômes dépressifs sont très souvent rencontrés dans la plupart des troubles, il est nécessaire pour le cliniciens d'identifier le trouble car celui-ci est souvent l'origine des symptômes dépressifs. Se concentrer sur ces symptômes dépressifs serait en quelque sorte, un hors sujet dans ce cas.
L'associatons de ces deux principes permets de poser plus facilement un diagnostique, non seulement, mais également un diagnostique différentiel, en repérant ce que peut etre le trouble et ce qu'il ne peut pas être.