Et l'expression "Intelligence artificielle", elle-même fortement controversée, ne la précise pas davantage. Par conséquent, définir l'IA tient de l'impossibilité.

Cette caractéristique ne relève toutefois pas seulement de l'IA : A. Newel nous fait remarquer que toute discipline scientifique ne se définit pas ; elle se constate.

Car l'IA possède effectivement les caractéristiques communes aux sciences : Des enseignants et des chercheurs la propage et la font progresser, de nombreux ouvrages lui sont consacré, des colloques et des rencontres, des revues spécialisées... Plus important encore, l'IA possède ses théories, ses expérimentations, qui donnent naissance à des applications reprises par certaines entreprises, lesquelles investissent de nouveau dans des programmes de recherche. Les états aussi y consacrent une partie de leur budget, principalement aux Etats-Unis (La DARPA : Defense Advanced Resarch Projects Agency) et au Japon (L'ICOT : Institut for new eneration COmputer Technology).

Ceci ne met toutefois pas en lumière les buts, les problèmes posés par l'IA, la manière de les aborder... On a coutume de distinguer deux groupes de prétendants à L'IA, deux visions différentes mais néanmoins complémentaires, deux thèses contrastées : certains considèrent ainsi l'IA comme une science cognitive, l'autre comme une branche de l'informatique. Les premiers pensent, pour simplifier, que l'IA nous permettra de comprendre le comportement et l'intelligence humaine, les seconds ont un point de vue à priori inversé : on doit se servir de l'intelligence humaine et des comportements humains comme modèles, que l'on va reproduire grâce à l'informatique.

Sommaire Fondements

L'I.A., une science cognitive?

Ou une branche de l'Informatique?

Science cognitive et Informatique : opposition et convergence

Turing : les machines peuvent-elles penser?