1. La politicalisation

L’analyse de la dynamique du groupe aux Etats-Unis a évolué, ce qui s’ajoute en France est une tendance politique : par exemple, le groupe de l’université de Vincenne intègre la psychologie sociale à l’analyse institutionnelle où il considère un groupe avec un inconscient politique.

On note par exemple le courant qui étudie les changements d’attitudes, par le sondage d’opinion. J. Stoetzel a occupé la 1ère chaire de la psychologie sociale à la Sorbonne. Il créé l’IFOP (institut de sondage) et se situe par rapport à la société. Dans les sondages, on a la notion d’opinion publique, on mesure l’opinion du sujet par rapport à la société (à revoir)

2. L’expérimentation sociale

Robert Pagès et Serge Moscovici ont introduit la psychologie sociale expérimentale en France. Pagès s’intéresse à l’insertion du dispositif social expérimental dans la situation. L’idée est que s’il n y a pas d’affabulation, on récolte des données faussées.

Da Gloria travaillait sur les jurés, il a construit des scénarios, dans lesquels on demandait à des jurés de prononcer une peine pour un voleur. Dans la première condition, on donnait trois cas de vol aux jurés, un qui a volé 500F, un 50000F, et un 5000000 : les peines était proportionnelle aux sommes volées. Dans une autre condition, un juré ne se prononçait que pour un seul de ces cas. Là, ils étaient indulgents envers celui qui n’a volé que 500F, et aussi envers celui qui a volé 5000000F (le juré ne peut s’identifier à celui qui a beaucoup d’argent, et condamne peu. Par contre, les jurés ayant prononcé la peine de celui qui a volé 50000F étaient beaucoup plus sévère (l’identification se fait beaucoup par rapport à la victime, la peine est plus lourde.)

L’expérimentation est une insertion sociale particulière (à revoir). Mais il faut que l’expérimentation soit écologique, c’est-à-dire en milieu naturel et non en milieu nuisible. Pagès développe une socialisation de l’expérimentation.

Moscovici est à l’origine de deux courant de recherche, la représentation sociale et l’influence minoritaire (les deux sont indépendants)

Représentation sociale: il créé ce terme en 1961, avec la représentation sociale de la psychanalyse. Il définit la représentation sociale comme le maillon intermédiaire entre la représentation individuelle et la représentation collective. Les représentations sociales sont partagées par beaucoup de gens. Il fait pendant trois ans avec son équipe une étude de presse, passe beaucoup d’entretiens avec des étudiants, fait passer des questionnaires,… Pour lui, comme pour Jodelet, la représentation sociale est l’image du sens commun. La représentation sociale est aussi étudiée par Guimelli (chasse et chasseur). La représentation sociale montre comment la société se maintient, elle maintient l’ordre établi.

Influence minoritaire : il tente de montrer comment la société évolue, il s’agit d’expliquer l’innovation. Etudier l’influence minoritaire revient à étudier les mécanismes qui permettent à la société d’évoluer.

3. Conclusion

La psychologie sociale européenne moderne réintroduit la société dans les interaction mais de façon médiatisée.

Source : Cours de deuxième année ; Dijon