Dès la préhistoire, on peut noter la volonté de représenter, voire de reconstituer artificiellement la vie ou certaines de ces propriétés. cette volonté se manifestait par exemple par la production de statuettes, mimant les formes et attitudes humaines. Certains pensèrent plus tard à les doter d'articulation afin d'augmenter leur ressemblances à leurs modèles. Bouger ces statuettes nécessitait cependant un apport mécanique manuel...
L'automatisme intervint avec l'avènement des horloges mécaniques, qui représentaient la pointe de la technique lors du moyen-age. C'est sur la base du fonctionnement de celles-ci que fut construits les premiers automates, dont certains reproduisait non sans mal mais d'une manière réalistes quelques mouvements simples d'homme ou d'animaux. Dans le même temps, l'avancée de la biologie du vivant établissait des analogies du corps humain avec des systèmes connus (cœur/pompe, poumons/soufflet,...).
Descartes (1596-1650) imaginait les animaux comme des systèmes mécaniques complexes, il avançai l'idée d'animaux-machine, qui fut retravaillée par J.O. De La Mettrie en 1748 de manière à l'appliquer à l'homme (l'Homme-machine), il assimilait celui-ci à une mécanique complexe. Des automates de complexité croissante furent créé, notamment le canard de J. De Vaucanson, qui comportait plus de quatre cent pièces articulées. Mais ces automates restaient entièrement mécaniques et peu de réflexions sur la nature de la vie étaient engagées pour améliorer la valeur de ceux-ci. Les automates seraient à jamais des horloges complexes.
Ces avancée de la technique eurent quand même l'heureuse conséquence d'amener les hommes à penser qu'il était peut-être possible de reproduire la vie. La généralisation de la technique, l'apparition des roues dentés par exemple, permirent aux automates de recréer des mouvements encore plus complexes, alors que se développaient en parallèle les ancêtres de nos ordinateurs actuels. Ainsi, Wilhelm Schickard construisit en 1623 la première "horloge calculante", composée d'engrenages et de roues dentées. Sans avoir connaissance des travaux de Schickard, qui tombèrent dans l'oubli après un incendie de son bureau, Blaise Pascal réalisa 19 ans plus tard une machine qui fonctionnait sur un principe similaire, qui ne servait pas à grand chose mais qui constituait en soi une merveille de la science ; elle connue malgré la difficulté et le coût de sa réalisation un succès certain auprès de la cour du Roi.
Quelques années plus tard, Leibniz conçut une machine capable d'effectuer les quatre opérations élémentaires. Charles Xavier Thomas (1785-1870) repris le principe pour donner jour au premier calculateur "portable et pratique". L'ancêtre de l'ordinateur est une conception de C Babbage : Sa machine analytique possédait des "mémoires" sous la formes de cartes d'opération et de cartes de variables.
Dans le même temps (1854), G. Boole établissait les bases du système binaire initié par Leibniz. Cette avancée permis de remplacer les roues dentées par des relais électromagnétiques, plus rapides et plus fiables. Depuis, de nombreuses sciences ont apporté leur contribution au développement de l'ordinateur, qui de fil en aiguille est devenu aujourd'hui capable de simuler les processus vivants ou non.
Source : Diverses dont J-C. Heudin (1994) La Vie Artificielle
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