Les connaissances protonumériques chez l'enfant, nécessitent, pour être testées, l'utilisation de paradigmes expérimentaux qui prennent en compte leur condition (l'impossibilité pour le bébé de verbaliser, son incapacité à saisir le but de l'expérience et ce qu'on attend de lui, etc...). Les chercheurs en développement se sont cependant montrés suffisamment astucieux pour créer des situations expérimentales permettant d'observer les habiletés numériques du bébé. Toutefois, il semble encore difficile d'être catégorique concernant l'existence de celles-ci.
Lire la suite? 2 commentairesMot clé - habiletés numériques
Par Carnegie - Développement
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Contrairement à l'addition et la soustraction, pour la multiplication et la division, il n y a pas de développement spontané. Lemaire et Siegler (1995) dénotent des stratégies de comptage par des chaînes de 2 et 5 (compter 2 par 2 ou 5 par 5). Geary (1994) avancent que les multiplications simples sont acquises par apprentissage par cœur par des tables, donc pour la récupération directe en mémoire.
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La soustraction est pour les enfants, plus problématique que l'addition, surtout lors de soustraction par écrit. Les résultats de soustraction sont moins souvent retenus en mémoire, ce qui entraîne une répétition des calculs. Ceci dit, la soustraction s'aide régulièrement des processus utilisés lors des additions.
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Addition et soustraction : Baroody et Ginsburg (1986), avaient déjà montré qu’avant tout enseignement formel, les sujets sont capables d’opérations simples à l’aide du comptage. Par exemple, Fuson (1982) pose la question « combien font 3 gâteaux et deux gâteaux », répondue correctement par des enfants dès 3 ans. Contrairement à ce que pensait Piaget, le dénombrement fournit des habiletés et des connaissances permettant la construction du nombre.
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Il s’agit de la perception d’une quantité sans avoir recours au comptage. Selon Mandler et Shebo (1982), le subitizing fonctionne jusqu’à 4 : on a les mêmes temps de dénombrement pour 1, 2, 3 et 4, alors que ce temps augmente linéairement à partir de 4. Cela pourrait venir d'une habitude perceptive : lorsque l'on voit 3 item, on les place mentalement immédiatement en triangle, ce qui nous évoque tout aussi rapidement le dénombrement "3".
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C'est le processus le plus étudié. La tâche des jetons de Piaget que l'on utilise pour étudier la quantification permet de vérifier de façon empirique la validité d'un raisonnement : lorsqu'elle est réussie, elle prouve que l'enfant est capable de compter les jetons pour déterminer si les deux collections sont identiques. Il est alors admis que l'enfant a acquis des principes de dénombrements. Deux courants fondés sur la théorie des principes s'opposent.
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